Les espèces de fourmis rencontrées en Île-de-France
Le choix du protocole, des appâts et des points de pose dépend directement de l'espèce concernée. Nos techniciens identifient l'espèce avant toute intervention, car une fourmi pharaon ne se traite pas comme une fourmi noire des jardins ou une fourmi charpentière.
La fourmi noire des jardins (Lasius niger)
C'est l'espèce la plus courante en Île-de-France. Elle mesure 3 à 5 mm, vit en colonies de 5 000 à 15 000 individus, s'installe sous les terrasses, dans les jardins, sous les dalles et pénètre dans les habitations à la recherche de sucre (confitures, miel, fruits, sodas). Elle apparaît dès le printemps et culmine en juillet-août. Notre traitement par appâts gels glucosés donne une éradication complète en 7 à 10 jours.
La fourmi pharaon (Monomorium pharaonis)
Petite fourmi rousse-jaune de 1,5 à 2,5 mm, particulièrement problématique en milieu urbain dense (immeubles haussmanniens, hôpitaux, restaurants, hôtels). Elle vit en colonies polygynes (plusieurs reines) qui peuvent compter jusqu'à 300 000 individus répartis dans tout un immeuble via les gaines techniques. Vecteur sanitaire majeur (porteuse de salmonelles, Staphylococcus), elle exige un traitement coordonné sur l'ensemble du bâtiment avec des appâts protéiques spécifiques et un suivi sur plusieurs semaines.
La fourmi charpentière (Camponotus)
La plus grosse fourmi rencontrée en région parisienne : 6 à 12 mm, noire ou bicolore. Elle creuse des galeries dans les bois humides ou pourris (poutres, charpentes, encadrements de fenêtres mal isolés) pour y installer son nid. Elle ne mange pas le bois (contrairement aux termites) mais le dégrade structurellement et la présence de sciure très fine au pied d'une boiserie est un signal d'alerte. Notre intervention combine appât protéiné et localisation précise du nid à l'aide d'un endoscope.
Autres espèces moins fréquentes
Nous traitons également la fourmi gâte-bois (Camponotus herculeanus) sur les charpentes humides, la fourmi tapissière (Lasius brunneus) dans les zones boisées en grande couronne, et la fourmi d'Argentine (Linepithema humile), espèce invasive de plus en plus signalée dans le Val-de-Marne et l'Essonne — une seule supercolonie peut couvrir plusieurs hectares.